L’UE dit non aux quotas de voitures électriques


Malgré le scandale du diesel en Allemagne, l’Union Européenne n’a aucunement l’intention d’imposer aux constructeurs automobiles de quotas de voitures électriques, comme c'est le cas en Californie, au Québec et en Chine. Que les constructeurs automobiles se rassurent, il n'y aura pas de quota imposé sur les voitures électriques au sein de l'Union européenne. C'est l'annonce faite par un porte-parole de l'exécutif de la Commission. Cette mise au point fait suite à la publication par le journal allemand Handesblatt d'un rapport affirmant que la Commission européenne souhaitait mettre en place un quota de voitures à faibles émissions comme les voitures électriques à partir de 2025 (10 à 15 %, puis 25 à 30 % en 2030). Le but ? Accélérer la mise au rancart des moteurs à combustion thermique. Pour son article, le journal Handesblatt s'est appuyé sur des sources internes de l'Union européenne. En revanche, le porte-parole a précisé que la Commission étudiait "les moyens de promouvoir l'utilisation de l'énergie et du transport à faible teneur en carbone, mais aucun d'entre eux ne comprend des quotas pour les voitures électriques". L'Union européenne ne veut en aucun cas créer de "discriminations entre les différentes technologies". Des quotas en ordre dispersé Si au sein de l'Union européenne, on se refuse à imposer des quotas, il en est tout autre au niveau des pays. Ainsi, la Norvège et les Pays-Bas ont été les premiers à déclarer qu'il n'y aurait plus de nouveaux véhicules à combustion thermique (essence et diesel) sur leurs routes. Cette interdiction prendra effet en 2025 pour les Norvégiens et 2040 pour les Hollandais. Ces deux pays ont été rejoints par la Grande-Bretagne, qui a fixé la date à 2040 et qui a été suivie récemment par la France. Enfin, l'Inde a annoncé qu'à partir de 2030, les seules ventes possibles concerneraient les voitures électriques. Parmi les pays imposant des quotas, citons l'État de Californie, la province du Québec et la Chine. Ce dernier impose aux constructeurs automobiles, locaux et étrangers qu'une partie de leur gamme soit composée de voitures électriques et hybrides. Ainsi le gouvernement chinois a détaillé ses quotas : pour 2018, les ventes de ce type de véhicules devront être équivalentes à 8 % du chiffre d'affaires, puis 10 % en 2019 et devront atteindre 12 % en 2020.