Citroën C3 BlueHDi 75 (2017): pourquoi le diesel?


La Citroën C3 est l’une des propositions les plus alléchantes dans une catégorie des citadines en plein renouvellement. Garde-t-elle son pouvoir de séduction avec le moteur diesel d’entrée de gamme ? La nouvelle C3 peut être considérée comme un succès, ainsi qu’en attestent les 200 000 exemplaires écoulés durant ses onze premiers mois de commercialisation. En France, où la citadine aux chevrons se place au sixième rang des ventes globales sur une période courant de janvier à octobre, les motorisations essence se sont taillées du lion en équipant 70% des C3 immatriculées, ce qui illustre parfaitement le mouvement de dé-diésélisation du parc automobile. Il faut dire que Citroën ne pousse pas vraiment à la consommation, dans le mesure où cette C3 HDi 75 ch s’affiche à 200 € de plus à équipement égal que la version Puretech 110 ch, dont le caractère pétillant s’allie à un appétit d’oiseau. Nous y reviendrons. En attendant, nous allons donc tenter de nous faire l’avocat du diable en passant en revue les qualités du modèle à mazout, à commencer par ses aptitudes routières. Forte d’un couple de 233 Nm disponible dès 1 750 tr/mn, la C3 BlueHDi 75, voiture légère avec ses 1 086 kilos à vide, assure des accélérations franches et des relances plutôt vigoureuses compte tenu de la puissance disponible, ce qui constitue une force sur autoroute. L’auto tient toute sa place dans le trafic, et on apprécie au fil des kilomètres de pouvoir doubler sereinement des modèles de plus forte cylindrée, sans que l’appétit s’envole : la consommation moyenne s’est établie durant notre essai à 5,6 l/100 km, ce qui autorise des étapes de plus de 700 km sans ravitailler (réservoir de 42 litres). Pour mémoire, un précédent test réalisé avec version Blue HDi 100 avait permis à Caradisiac de descendre à 4,9l/100 km. Sur le réseau secondaire, la bonne volonté mécanique du bloc 75 ch s’allie à un comportement routier dynamique et un confort de suspension de bon aloi, quoi qu'un peu en retrait à notre sens par rapport à celui de sa cousine la Peugeot 208. La C3 diesel d’entrée de gamme fait preuve d’une belle polyvalence et, cinq ans en arrière, nous vous aurions chaudement recommandé cette version. Seulement voilà, en cinq ans, les petites motorisations essence ont fait un bond de géant en termes d’agrément et de consommation. Et la plus féroce concurrente de cette C3 HDi 75 se trouve à ses côtés dans le show-room de votre concession Citroën : il s’agit de la version Puretech 110 ch évoquée plus haut, moins onéreuse de 200 €, à peine plus gourmande à la pompe, et qui offre des performances nettement supérieures : six secondes séparent ainsi les deux voitures dans l’exercice du 0 à 100 km/h (9,3 contre 15,3 s). Le tout se voit servi par un niveau sonore des plus bas et une absence quasi-totale de vibrations, et signe à notre sens le glas pour cette version diesel médiocrement insonorisée et qui nous renvoie à une époque révolue. Et dans l’hypothèse où vous n’auriez pas besoin de cette version 110 ch essence, il existe aussi une version 82 ch à moteur atmosphérique tout à fait digne d’intérêt, et affichée à 1 800 € de moins que la version HDi 75.