La fiche de l'essai


Essai : Abarth 124 GT

le 14/05/2019 à 05h45

Le scorpion Abarth souffle 70 bougies en 2019. Retour pour l'occasion sur l'héritière de l'une des productions les plus emblématiques du préparateur italien... Les routes du rallye de Monte-Carlo en 124 GT ? Le programme est alléchant.

C'est en 1949 à Turin que Carlo Abarth créée officiellement la petite entreprise, peu à peu devenu préparateur quasi officiel des modèles Fiat. D'abord spécialisé dans les kits de performance destinés aux Fiat 500 et 600, la petite marque au scorpion acquiert presque un statut de constructeur à part entière. Les succès en compétition et les records aidant (de vitesse et endurance), la renommée croissante débouche sur le rachat par Fiat en 1971 et les premiers succès en rallye des 124 Abarth puis 131 Abarth, tout au long des années 1970.

Essai Abarth 124 GT : 70 ans au col du Turini Abarth a connu ses premiers succès en rallye avec la 124 GT à partir de 1972, et tout au long de la décennie.

Ressuscité en 2007 avec des préparations sur base de Fiat 500 dans un premier temps, Abarth fête cette année ses 70 ans. L'occasion d'une montée au Turini, en 124 GT contemporaine, et d'une rencontre au sommet avec son aïeule de 1972, sur les routes du Monte - Carlo.

La 124 GT, en plus de l'hommage historique, est le sommet de gamme de la famille 124. Elle se distingue essentiellement du roadster Abarth 124 Spider classique par son hard-top en carbone (qui améliorerait légèrement la rigidité de la caisse) et ses jantes OZ spécifiques allégées (3 kg de gagnés par roue). En principe, de quoi compenser tout juste les 16 kg supplémentaires liés au hard-top. Celui-ci est boulonné, et escamotable si l'envie de rouler au grand air prend le dessus. A condition d'avoir du temps, vu que la manipulation prend une demi-heure...

L'impact sur le comportement est certainement marginal, pour un roadster de cette catégorie, relativement léger (1.060 kg) et modestement motorisé. La mécanique reste en effet identique à la 124 Spider, en l'espèce le petit 4 cylindres suralimenté de 170 ch. Plutôt chantant et vigoureux, il nous rappelle surtout que les sensations délivrées par ces roadsters à l'ancienne sont plutôt une question d'équilibre, plus que de performances pures... Mais les 6,8 s pour le 0 à 100 km/h, quoi qu'il en soit, n'ont rien de ridicules. Habitacle reculé, presque assis sur l'essieu arrière, direction précise et feeling direct : voilà ce qui fait le sel de cette sympathique propulsion, gentiment joueuse. Un vrai autobloquant est présent d'office.

 
Plus de 40.000 € pour la 124 GT. La cousine Mazda MX-5, avec le 2.0 de 184 ch est bien moins chère. Hésitation possible...