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Thermiques et électriques : balle au centre !

le 04/05/2022 à 12h17

Particules fines : les thermiques et électriques à des niveaux similaires.

Il n’y pas que les moteurs à explosion qui rejettent ce genre de particules, elles émanent aussi des freins et des pneus.

L’Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie, l’organisme français Ademe, s’est récemment penché sur les émissions de particules fines. Plusieurs informations sont à retenir, notamment sur les progrès en matière de filtres à particules des dernières générations de moteurs à explosion. Aujourd’hui, ils sont tels que les émissions de ce genre sont pratiquement inexistantes à la sortie de l’échappement. Elles proviennent désormais majoritairement de l’usure des freins et des pneumatiques.

Électrique et thermique au coude à coude… 

Un avantage pour les électriques, en plus de ne pas disposer de moteur à combustion, c’est le freinage régénératif. Il n’utilise pas, ou presque, les plaquettes et n’émet donc aucune particule. « Victoire » électrique. Le problème survient au niveau des pneumatiques. Une voiture à batterie est généralement équipée de pneus plus imposants qu’un équivalent thermique. Plus lourde, elle use aussi davantage son caoutchouc. « Victoire » thermique. Résultat, les deux types de motorisations sont à égalité en matière de niveau d’émissions de particules fines…

Il n’y a pas que la quantité qui compte

Les voitures électriques polluent-elles donc autant que les thermiques ? Bien sûr que non. L’Ademe rappellent que les moteurs à combustions rejettent des oxydes d’azote et des composés organiques volatils plus nocifs que n’importe quelle particule émise par un véhicule à batterie. Mais elle note tout de même qu’électrifier le parc automobile n’est sans doute pas suffisant. Elle encourage à tenter d’alléger les électriques, mais aussi à trouver des solutions de mobilités alternatives ains que développer l’éco-conduite.