La fiche de l'essai


Essai : Nissan Ariya

le 31/03/2022 à 07h05

Avec son SUV électrique Ariya, Nissan entend monter en gamme. Si l’on peut douter de sa compétitivité « avec les marques premium » sur papier, il est, en réalité, très bien armé !

Elle s’est laissée désirer, cette Nissan Ariya. Rappelez-vous, nous l’avions déjà découverte en janvier 2021 ! Il s’agissait alors d’un exemplaire de pré-production dont nous n’avions pas pu prendre le volant. Mais aujourd’hui, c’est chose faite ! Enfin, plus ou moins… Car nous l’avons conduite sur circuit uniquement. En revanche, Nissan avait bien préparé le terrain en nous concoctant un parcours simulant différents type de route. Si l’on ne rendra pas encore notre verdict final dans ces quelques lignes, cette première prise en main a déjà distillé bon nombre d’informations.

Tour du propriétaire 

Avant de vous parler de sa conduite, il est peut-être judicieux de refaire le tour du propriétaire. Bien que nous l’ayons déjà rencontré, ce SUV électrique paraît toujours aussi imposant de prime abord. Est-ce à cause de son immense calandre pleine, de ses petits feux ou de son 1,66 m de haut ? Difficile à dire… Pourtant, avec ses 4,595 m de long, il est en réalité plus court qu’un X-Trail.


 

 

Harmonie japonaise

En bonne électrique au plancher plan et à l’empattement de 2,775 m, on ne manque pas de place dans cette Ariya ! Aussi bien à l’avant qu’à l’arrière. Attention tout de même à la tête des (très) grands gabarits installés sur la seconde rangée, la ligne de toit légèrement plongeante pourrait les gêner. Quant au coffre de 468 l pour la version 2 roues motrices et 415 litres pour l’e-4ORCE, il est plus que respectable et légèrement modulable.


 

 

 

Et puis il y a la présentation générale qui n’est pas ce à quoi Nissan nous a habitué jusqu’ici. On retrouve un grand double écran de 12,3 pouces, un volant à deux branches et une planche de bord épurée. Heureusement, elle toujours munie de quelques boutons à retour haptique pour gérer la climatisation. Le résultat est harmonieux et plutôt réussi.

Déjà dépassée ? 

3 versions de l’Ariya seront disponibles à son lancement. La première dispose de 2 roues motrices et d’une batterie de 63 kWh pour une autonomie officielle de 403 km. La seconde fait grimper cette capacité à 87 kWh pour parcourir environ 500 km par charge. Enfin, la dernière variante associe 4 roues motrices à la plus imposante batterie pour une autonomie avoisinant le 460 km. Jusque-là, elle fait jeu égal avec ses adversaires.

Là où le bât blesse, c’est au moment de la charge. La puissance maximale de cette dernière sur une borne rapide n’atteint que 130 kW. Pas mal, mais loin de ce qu’on peut voir aujourd’hui chez la concurrence qui peut atteindre un débit presque deux fois supérieur. Pour faire simple, il faut 35 min pour recharger de 10 à 80 % avec l’unité de 63 kWh et 40 min pour celle de 87 kWh.

Pas vraiment typé sport… 

Assez parlé, il est temps de rouler ! Mais pas trop vite quand même… Si l’Ariya se positionne comme un produit plus premium, ce SUV le fait en prônant le confort plutôt que la sportivité. On sent la souplesse de ses suspensions, notamment en courbe où elle prend un peu de roulis. Et quand arrive l’exercice du freinage, on a connu plus à l’aise. Freiner, elle freine. Mais l’on sent clairement qu’il y a 2 tonnes à arrêter. En ligne droite en revanche, elle fait parler ses ions ! Malgré notre plus « petite » version de 160 kW (218 ch) et 300 Nm de couple, les accélérations sont franches et linéaires, typiques d’une électrique.

…mais plutôt confort 

D’accord, ce n’est pas une grande sportive, mais elle ne se démonte pas non plus. Disons qu’elle est dans la moyenne. Côté confort en revanche, Nissan semble avoir bien travaillé son produit. Ses suspensions souples laissent imaginer un bon amortissement. Mais là où elle impressionne, c’est du côté de l’insonorisation. Forcément, il n’y a pas de bruit de moteur, mais les bruits de roulement et de vents sont également pratiquement absents. Même à haute vitesse ! Sans oublier l’agrément d’utilisation de l’e-Pedal qui permet de n’utiliser que l’accélérateur. Cette fonctionnalité est bien réglée dans l’Ariya. Dommage qu’elle ne permette toutefois pas l’arrêt complet.

Notre (premier) verdict

Avec son Ariya, Nissan monte en gamme. À première vue, le SUV électrique a toutes les armes pour lutter dans cette catégorie supérieure ! Son design en impose tout en conservant un format contenu. Quant à son habitacle, il est spacieux, harmonieux et bien fini. Mais son principal atout semble être son confort de première classe. On a hâte de l’essayer sur les routes ouvertes pour confirmer cette bonne première impression.