La fiche de l'essai


Essai : DS 7

le 26/09/2022 à 11h23

Au début de l’été, DS a mis à jour sa 7. Au programme, quelques améliorations esthétiques et technologiques, mais surtout une nouvelle version signée DS Performance ! Suffisant pour tenir la dragée haute à la concurrence ?

Lancé en 2017, le premier modèle à part entière de la marque DS a su faire valoir de belles qualités dans le segment très concurrentiel des SUV premium. Après 5 ans de commercialisation, il est temps pour lui de profiter d’une mise à jour de mi-carrière. Fini le « Crossback », il s’appelle désormais tout simplement DS 7 ! Et il le faire notamment savoir grâce à quelques modifications esthétiques. Elles commencent par une face avant entièrement inédite qui arbore une nouvelle signature lumineuse similaire à celle que l’on a découverte sur la DS 4. Sa malle arrière a aussi eu droit à quelques retouches. 

Petite mise à jour technologique

L’intérieur cache également quelques nouveautés. La principale se situe au niveau de l’écran central de 12 pouces qui inclut désormais le dernier logiciel du groupe. Découvert pour la première fois dans la Peugeot 308, il est ici très légèrement retravaillé à la sauce DS. Extrêmement réactif et personnalisable, il est facile d’utilisation et se connecte désormais à Apple CarPaly et Android Auto sans fil. Une amélioration bienvenue dans cet habitacle toujours entièrement recouvert de matériaux de qualité et on ne peut mieux fini. 

Ici, aucun changement, et c’est tant mieux ! 

Là où il n’y a pas de nouveauté en revanche, c’est dans la manière dont ce DS 7 arpente le bitume. Et c’est une excellente chose ! Toujours aussi confortable, le SUV passe sur toutes les taques, ornières et autres dos d’âne sans jamais brusquer ses occupants. Et ce même dans les finitions au look plus sportif ! Sans compter que son insonorisation générale est également de premier ordre. Enchainer les bornes à son volant est un véritable plaisir ! Qui plus est, il peut compter sur un excellent système de conduite autonome de niveau 2 qui assiste à merveille le conducteur sur l’autoroute. 

Un bon vieux diesel face à 3 plug-in

Sous le capot, DS a fait un choix pour le moins clivant : plus de bloc essence, mais un diesel et 3 motorisations plug-in hybrides ! Le premier fait sens dans ce véhicule confortable qui ne demande qu’à enfiler les kilomètres sur voies rapides. Quant aux hybrides rechargeables de 225 et 300 ch, ils exaltent encore davantage les atouts du DS 7. Ces versions peuvent d’abord compter sur leur suspension pilotée de série, mais aussi sur le silence de leur mode 100 % électrique. Grâce à une batterie de 14,2 kWh, toutes deux revendiquent une autonomie dépassant les 60 km. Et avec un 0 à 100 km/h abattu en 8,9 s pour la traction de 225 ch et 5,9 s pour les 4 roues motrices de celle de 300 ch, elles ne se traînent pas ! Une fois le mode sport activé, elles maintiennent plutôt bien leur assiette en courbe, sans pour autant laisser le conducteur bouche bée par leur dynamisme. Mais si véritablement c’est la sportivité que vous recherchez, DS a tout spécialement travaillé sur une motorisation plug-in 4 roues motrices de 360 ch pour vous contenter. 

Va y avoir du sport !

Le clou du spectacle de ce facelift n’est autre que la version E-Tense 4x4 360 signée par DS Performance. Elle associe un 4 cylindres essence de 200 ch à deux moteurs électriques, un par essieu. Ils développent 110 ch à l’avant et 113 ch à l’arrière. L’ensemble produit un total de 360 ch, 520 Nm de couple et atteint les 100 km/h en seulement 5,6 s ! Et les ingénieurs français ne lui ont pas donné que de la puissance ! C’est d’ailleurs sur le châssis qu’ils ont le plus travaillé. Et ça se voit ! Cette version sportive a indéniablement plus de présence sur la route. Il faut dire qu’elle est abaissée de 15 mm et que ses voies sont élargies de 24 mm à l’avant et de 10 mm à l’arrière. Elle est également équipée de jantes spécifiques de 21 pouces qui cachent d’imposant disques de 380 mm à avant. Pour finir, elles sont enrobées de Michelin Pilot Sport 4S qui collent littéralement au bitume ! 

Impressionnant de dynamisme ! 

À bord de cette version sportive, les changements de direction sont extrêmement vifs et précis ! Bien que la direction ne soit pas des plus communicatives, elle rassure son conducteur alors que les vitesses de passage en courbe sont de plus en plus rapides. Les mots « roulis » et « sous-virages » semblent absents de son vocabulaire ! Dommage que la sonorité de son 4 cylindres ne ternisse ce tableau. Le bruit d’une motorisation plus noble aurait été davantage en accord avec son caractère sportif. Un dynamisme qui se paye en matière de confort. Peu importe le mode de conduite, cette fois, les taques et ornières se sentent dans l’habitacle. Heureusement, à un niveau encore tolérable, mais fini la sensation de tapis volant que peuvent procurer les autres motorisations. À noter que sa batterie mesure aussi 14,2 kWh pour autonomie grimpant jusqu’à 57 km en tout électrique. 

Positionnement particulier 

Le DS 7 a conservé son positionnement un peu particulier à savoir les dimensions d’un SUV familial premium, mais pour des tarifs avoisinants plutôt ceux d’un véhicule compact. Résultat, il débute à 43.300 € pour la motorisation diesel, 51.100 € pour l’hybride de 225 ch et 56.300 € pour celle de 300 ch. Quant à la plus sportive version de 360 ch, elle s’échange à partir de 65.400 €. 

Notre verdict 

DS a intelligemment revu sa 7 désormais arrivée à mi-carrière. Toujours aussi incroyablement confortable et bien finie, elle dispose désormais d’une version sportive renforçant son positionnement premium. Cette dernière impressionne par son dynamisme. Dommage que sa sportivité n’entache son sublime confort. Affiché à des tarifs légèrement en deçà de ses concurrents, il ne lui manque désormais plus qu’une motorisation noble pour véritablement lutter à armes égales avec les premium allemands. Mais à quoi bon avec les motorisations électrifiées en constante augmentation du côté des voitures de société…