La fiche de l'essai


Essai : Mercedes EQB 250

le 03/10/2022 à 10h16

Le SUV étoilé est l’une des seules voitures électriques à pouvoir accepter jusqu’à 7 passagers ! Mais cet atout est-il suffisant pour justifier ses tarifs élitistes ? 

En matière de compromis entre encombrement sur la route et espace dans l’habitacle, on n’a pas encore fait mieux que les monovolumes. Mais juste derrière, en seconde position, la meilleure solution suivante pourrait bien prendre la forme de cet EQB ! Avec son design on ne peut plus rectiligne, il ressemble ni plus ni moins à une boîte sur roues à laquelle on aurait collé un compartiment moteur. Mais il faut reconnaître que ce look lui procure un certain charme. Sans oublier qu’il s’agit d’un très tendance SUV ! Et ses formes ne font pas que lui donner du style.

Jusqu’à 7 passagers ! 

Avec ses 4,69 m de long et son empattement de 2,83 m, il offre un espace intérieur très généreux pour les passagers de la seconde rangée. Quant à son coffre, il évolue de 495 à 1.710 litres ! Autrement dit, il n’y a pas grand-chose qui ne rentrera pas une fois tous les sièges rabattus et le plancher pratiquement plat… Il bénéficie également d’un autre atout de taille : l’EQB est l’une des rares voitures électriques à pouvoir embarquer jusqu’à 7 passagers ! Un avantage non négligeable pour les familles nombreuses.

Efficace et facile d’utilisation, mais pas tout à fait parfait… 

Une fois côté conducteur, on retrouve l’excellente planche de bord de Mercedes, même s’il s’agit d’un système de précédente génération. Les deux mains sur le volant, un pouce sur le pad de gauche, l’autre sur celui de droite, on contrôle la quasi-totalité de la voiture en n’ayant qu’à quitter très peu la route des yeux. Les quelques réglages restants, comme ceux de la climatisation, se font via de vrais boutons physiques. Bref, il n’y a pas grand-chose à redire une fois à l’intérieur du ce SUV. Seuls certains plastiques du bas de la planche de bord ne paraissent pas toujours dignes de l’étoile allemande.

Une conduite sans surprise 

Une fois en mouvement, l’EQB 250 se comporte exactement comme on s’y attend. Les palettes au volant permettent ici de moduler la récupération d’énergie. Pratique. Dommage en revanche que la conduite à une pédale ne soit pas disponible. Son moteur de 190 ch qui entraîne uniquement les roues avant lui permet de progresser efficacement dans la circulation. Il ne s’agit pas pour autant d’un foudre de guerre à l’image de son 0 à 100 km/h chronométré en 9,2 s et de sa vitesse de pointe de 160 km/h. Il ne faut pas oublier qu’il pèse de tout de même 2.010 kg ! Heureusement, Mercedes a trouvé un compromis correct au niveau de la suspension entre souplesse et maintien de caisse. Très clairement axé vers une conduite en douceur, on aurait quand même apprécié un amortissement un chouïa plus tendre dans ce SUV familial. Mais avec une batterie cachée sous le plancher, difficile de faire des miracles.

A-t-il seulement besoin d’ions ? 

Cette dérivée 250 embarque une batterie de 66,5 kWh. Elle lui permet de revendiquer une autonomie théorique grimpant jusqu’à 469 km. Jusque-là, c’est bien, mais rien d’impressionnant non plus. C’est dans la vie réelle, une fois sur la route, qu’il surprend en affichant une consommation moyenne de seulement 13,9 kWh/100 km ! De quoi espérer dépasser l’autonomie annoncée par Mercedes d’une dizaine de kilomètres ! Il faut dire que cet EQB ne repose pas sur la même plateforme que le GLB. Son architecture EVA spécialement développée pour recevoir une motorisation à ions lui permet visiblement de briller avec une consommation moyenne très basse ! Seul bémol concernant sa partie électrique : sa puissance maximale de charge de 100 kW. Heureusement, sa batterie n’étant pas trop imposante, il est tout même possible de passer de 10 à 80 % en 32 minutes.

Facturé au prix fort… 

Architecture spécifique, version 7 places et un badge étoilé, vous l’aurez deviné : cet EQB n’est pas donné… Ses tarifs débutent à partir de 60.137 € alors que l’exemplaire de cet essai et ses quelques options sont affichés au prix de 66.374,55 €. Quant aux deux sièges supplémentaires cachés dans le coffre, ils sont facturés 1.004 €. Aucun doute, c’est cher ! Malheureusement, difficile de lui reprocher de tels tarifs. Et pour cause, il est le seul véhicule de sa catégorie à proposer 7 places ! La Tesla Model Y n’est effectivement pas disponible en Europe avec 7 assises et les deux autres SUV à en disposer ne sont autres les Model X et EQS SUV dépassant tous deux les 100.000 € !